Pourquoi vous ne finissez rien ?
Les explications logiques et inédites

Finir au placard !

C’est le lot de nombreux projets et peut-être le vôtre. Vous voulez écrire une nouvelle, courir toutes les semaines, apprendre la guitare électrique ? Peu importe le projet finalement.

Quel goût amer quand on revoit l’étui de guitare par hasard ; quelle frustration de ne pas s’être éclaté à écrire cette nouvelle sur le Japon antique ; quel pincement d’imaginer ce qu’on pourrait être ou faire aujourd’hui… si on avait persisté.

Dans ce guide, j’aimerai vous éclairer sur ceci : non vous n’êtes pas nul ou sans volonté et oui vous pouvez vous y mettre. Pour cela, j’ai décortiqué le problème. Je vous livre ici les mécanismes.

Le constat : l’art du tout ou rien

Vous l’avez déjà remarqué ?

Cette personne qui n’a pas couru toute l’année et puis boum, se met à courir 20mn d’un coup, à un rythme effréné.

Vous croyez qu’elle va recommencer l’expérience ? C’est peu probable. L’essoufflement, la fatigue, les courbatures, l’expérience n’est pas suffisamment plaisante pour inciter à recommencer. Mais quel intérêt de ne courir qu’une seule fois ?

La science peut nous donner des pistes.

Selon la psychologie expérimentale, nous agissons bien souvent pour les mauvaises raisons : éviter de vivre des sentiments, des émotions et des pensées déplaisantes. C’est ce qu’on appelle l’évitement expérentiel.

Et que cherche-t-on à éviter ? Dans notre cas, probablement l’idée d’être “sans volonté” ou insuffisamment compétent. On préférerait se sentir comme bien d’autres : fort dans tous les sens du terme.

Mais cette force supposée des autres n’est-elle pas une illusion ? C’est ce que j’aborde dans la suite.

L’effet de filtrage

Ceux qui sont bons dans leur domaine semblent être partout.

Ceux qui dessinent beaucoup deviennent bons dessinateurs, ceux qui courent beaucoup deviennent bons coureurs. Ils en font 10 fois plus, on les voit donc 10 fois plus.

A l’inverse, les complexés et ceux qui ne font rien sont invisibles. Soit ils se cachent par honte, soit ils ne font rien. Vous ne pouvez pas voir courir quelqu’un qui ne court jamais. Vous ne verrez pas le dessin de celui qui ne dessine pas.

La réalité est déformée, on voit à outrance ceux qui réussissent et non ceux qui échouent.

Et même les médias s’en mêlent.

Pourquoi les réseaux sociaux nous font complexer ?
Création Holographik

Sur Facebook, vous verrez Gerald qui a fait son footing de l’année pendant 20mn. Mais vous verrez aussi Violaine qui elle court tous les jours, mais pas Romain, qui n’a rien à montrer sur le sujet.

Dans la réalité, presque 41% des femmes et 57% des hommes sont en surpoids ou en obésité. Ce n’est pas ce qu’on voit dans les séries ou les films. Ce n’est pas ce qu’on voit dans les magazines. Ce n’est pas l’image qu’on a.

Sachant que pour la perte de poids, la culpabilité est délétère d’après une étude britannique, imaginez l’impact de cette vision des choses.

Et pour arranger le tout, même notre cerveau s’y met. Notre cerveau filtre l’information, et sélectionne ce qui correspond à ses croyances. C’est ce qu’on appelle le biais de confirmation. Si vous pensez être petit, vous ne verrez que des grands.

Le principe de l’échelle

A l’école, on distribue des notes sur 10 ou sur 20. Nous sommes conditionnés par ce type d’échelle. Or, ce système de comparaison est erroné dans la plupart des cas. Voici pourquoi.

Prenez la course à pied. Comment mettre sur une même échelle les profils suivants ?

  • Germain a du mal à parler en marchant, il s’épuise très vite
  • Sylvie est à l’aise en marchant, mais ne peut pas courir ou sur quelques mètres seulement
  • Romain peut courir, mais s’essoufle au bout de 1mn de course
  • Gérald quant à lui peut courir 5mn
  • Violaine court 20mn une fois par semaine
  • Henri peut courir jusqu’à 45mn et court tous les jours
  • Sophie peut courir 2h, mais n’est pas capable de finir un marathon de 42km
  • Marc finit tout juste un marathon, mais il est dans les 10% derniers
  • Virginie finit son marathon avec splendeur, elle est dans les 30% premiers
  • Nathalie Mauclair fait l’ultratrail du mont blanc : 170km pendant 25h avec 10000 mètres de dénivelés

La liste n’est finie et j’ai sauté des “maillons”, la liste serait trop longue.

Vous voyez où je veux en venir ? Le plus mauvais des marathoniens reste un marathonien. Va-t-on lui donner 1/20 parce qu’il est dernier ou bien 19/20 parce qu’il est marathonien ? Et il y a fort à parier que Marc le marathonien soit complexé d’être dans les derniers et qu’il se donne lui-même 1/20.

Et c’est la tendance de tout le monde. On a tous 1/20 avec ce principe.

Ça ne tient pas la route. Il faut changer de perspective.

Quitte à se comparer, ce qui n’est pas forcément une bonne chose, autant utiliser une échelle logarithmique. Une échelle logarithmique multiplie par 10 (ou un autre nombre) à chaque fois qu’on avance d’un point. C’est exponentiel.

Avec une telle échelle, on peut placer Germain et Nathalie Mauclair.

Le mieux serait de n’avoir pas d’échelle du tout. Mais attention au poids des habitudes, l’échelle classique revient sans s’en rendre compte : autant le faire consciemment et correctement pour mieux l’abandonner.

L’état d’esprit “fixe”

Une personne avec un état d’esprit “fixe” pense que les capacités des gens sont fixées. Ainsi, en finissant sa BD, sa nouvelle ou son footing, elle est à même de découvrir ce qu’elle vaut. C’est immensément stressant.

Se voir enfermé ainsi ne permet pas d’avancer sereinement.

C’est avec ce genre de vision qu’on évite l’action par peur du résultat. C’est également ainsi qu’on court jusqu’à l’épuisement, pour se montrer qu’on vaut quelque chose.

Vers un état d’esprit “évolutif”

Une personne avec un état d’esprit “évolutif”, a contrario, pense que les gens peuvent évoluer, progresser. Elle ne se formalise pas de son premier dessin, ni de son premier footing. Ce n’est qu’une étape d’apprentissage vers autre chose.

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Je m'appelle Nicolas Brun et je suis passionné par la créativité.

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