Mieux utiliser sa tête
ou pourquoi le cerveau est l'inverse d'une machine

Se méprendre sur le fonctionnement du cerveau, c'est à coup sûr mal l'utiliser. C'est ainsi que les pratiques actuelles nous pénalisent. Je vous livre dans cet article les clés pour mieux utiliser votre tête.

Pour trouver l'aisance et l'épanouissement

Notre manière d'aborder les activités est influencée par une vision du monde : le cerveau serait une machine.

Toutes les techniques utilisées pour apprendre et pratiquer nos activités en sont teintées. Le problème c'est que cette vision fait beaucoup de mal à notre inspiration, notre apprentissage, nos compétences, etc.

Si je ne prends que l'inspiration, elle est synonyme de souplesse, d'aisance, de bon sens.

Quand on est inspiré on réutilise mieux ses connaissances, les solutions arrivent toutes seules et surtout on s'épanouit plus dans notre activité.

Dans cet article, je vous explique tout ça. Et je finis en vous livrant des solutions utilisables.

Notre corps se renforce en s'usant

Plus on utilise notre corps, moins il s'use.

Plus on sollicite nos os, plus ils deviennent forts. Les mini traumatismes de la course et de la marche renforcent le système squelettique.

A l'inverse, les articulations qui ne sont jamais utilisées s'abiment.

Si notre corps était à l'image d'une machine, cela ne se passerait pas comme ça.

Notre cerveau est l'inverse d'un disque dur

Si on ne veut pas remplir un disque dur, on le ménage. On ne le remplit pas trop. On choisit ce qu'on y met.

Pour le cerveau, c'est le contraire. Plus on y met des choses, plus il est performant. Plus on le nourrit d'inconnu, plus il apprend. Si vous connaissez déjà 4 langues, il vous sera plus facile d'en apprendre une 5ème.

Ainsi les inuits ont beaucoup plus de mots que les occidentaux pour décrire la neige. La raison est qu'ils voient des qualités de neige très variées. Leur cerveau est devenu très sensible à des variations infimes, là où un occidental ne verrait que de la simple neige.

Mais d'où vient cette différence ?

équilibre dynamique

Une machine suit un équilibre "mort", alors que le corps humain suit un équilibre dynamique. Il s'équilibre dans le changement. Nos cellules se renouvellent en permanence.

Une machine est stable parce que rien ne bouge. Le corps humain est stable parce que tout bouge de manière synchronisée. Le schéma ci-dessus, avec le bac d'eau, montre bien ce qu'est un équilibre dynamique. La nature même de notre biologie est différente d'une machine. Mais quid du cerveau ?

Notre cerveau est fait pour prévoir, il est fait pour faire des statistiques. Il n'est pas fait pour accumuler bêtement des données comme un disque dur.

3 notions permettent de comprendre comment le cerveau fonctionne :

Probabilité

Le cerveau est un système fait pour prévoir. Il essaye d'estimer si une information/connaissance est susceptible d'être utile à long terme

Utilité

Si quelque chose lui semble utile, le cerveau le met à portée de main plus facilement : plus facilement conscient et retrouvable

Invariants

Si on donne au cerveau 1000 objets d'une catégorie, il saura retrouver les points communs entre ces objets. Autrement dit les invariants

Les techniques d'apprentissage font comme si notre cerveau était une machine bête

On apprend par la répétition et par petits bouts. Quand on a fini un bout, on passe au suivant.

Cette manière d'apprendre rigidifie nos connaissances. Notre cerveau est plus complexe. On apprend mieux une chanson, si on l'écoute sans faire attention. On apprend mieux une langue si on va dans un pays qui parle cette langue.

Une étude a montré ce principe, avec des élèves au tennis. Ils ont constitués deux groupes. Le premier qui devait répéter des coups droits, avant de faire d'autres mouvements.

Le deuxième groupe devait alterner différents mouvements, sans faire de répétition.

Résultat : le deuxième groupe apprenait plus vite.

Réflexion inconsciente

Ils ont demandé à un groupe de regarder des posters, ensuite de faire des anagrammes pendant un certains temps. A la fin, ils devaient directement choisir le poster qu'ils voulaient.

Un deuxième groupe devait réfléchir soigneusement, poser les pour et les contre.

Résultat : le groupe qui faisaient des anagrammes prenaient de meilleures décisions. Après un certain temps, ils étaient plus satisfait de leur poster que l'autre groupe.

Encore une fois, le cerveau n'obéit pas à des règles simples

Syndrôme du piétinement

Vous connaissez la recommandation de Bernard Werber, célèbre écrivain des fourmis ?

Il recommandait simplement pour écrire un livre d'écrire une première version, sans s'attarder sur la correction. Et dans un deuxième temps de réécrire le livre de tête.

Etrange à première vue. En fait, notre cerveau peut s'imprégner de plein d'informations lors du premier jet. L'écrivain n'en n'a pas conscience, mais son cerveau travaille entre la première version et la seconde version du livre.

Au contraire, s'attarder sur les retouches, piétiner sur place car on n'est pas satisfait, nous limite.

Dans tous les cas, mieux vaut être spontané, ne pas passer trop de temps à fignoler. Et seulement dans un second temps, à tête reposée corriger, améliorer. peu importe de quoi il s'agit.

Notre cerveau n'est pas livré avec le mode d'emploi. Les recherches scientifiques nous offre de nouvelles possibilités. Elles sont contre-intuitives, mais elles sont plus naturelles et plus agréables à utiliser.

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